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mercredi 5 juillet 2017

Le flot

A la question "Comment tu vas ? Pour de vrai."

Je me suis mise à la méditation. Ma tête est un vrai sac de noeuds, j'suis même plus sûre de ce que je pense.. J'ai essayé d'écrire mais ce n'est pas pour moi. Trop fouilli,jamais les bons mots.. 
 J'ai envie de hurler en permanence. Je suis en colère, et ça me bouffe. Je suis triste, je me reconnais plus. J'ai des moments-éclaircies et après je redeviens triste. Du coup je fais du sport aussi. 
Pour faire le vide.

J'aimerais pouvoir l'expliquer mais on m'écoute pas, tout le monde veut que je  passe à autre chose.  Et je le veux aussi. Tout le monde passe par là depuis que le monde est monde mais moi je n'y arrive pas.. Alors ça ne veut pas dire qu'il était l'homme de ma vie ou que c'est sûrement qu'il va revenir mais l'amour ça part pas comme ça, les êtres humains partent comme ça, du jour au lendemain c'est fini, on partage tout avec quelqu'un et un jour il se rend compte qu'il ne peut pas donner plus ou qu'on veut sentir ça avec quelqu'un d'autre et il te fait asseoir dans un bar et t'explique qu'il a essayé mais qu'il ne peut pas, qu'il ne peut plus.
Tu ne peux plus.. Tu ne peux pas quoi ? .. M'aimer.. rester avec moi.. m'avoir dans ta vie, me laisser faire partie de la mienne..?! 
Il voit une lumière en vous, prend tout ce que vous lui donnez et plus encore et un jour il décide que ce n'est pas ce qu'il veut. Et vous devez composer et vivre avec l'idée qu'il ne vous aimait pas autant, qu'il ne vous aimait pas assez. 
Et tout l'amour que j'avais, que j'ai encore.  Où est ce qu'il va, qu'est-ce que j'en fais ?


Chaque matin, le soleil caresse ma peau, les paupières fermées, je peux sentir la lumière me faire émerger du sommeil, le souvenir d'une matinée aux orteils entrelacés, le parfum de musc poivré, l'odeur familière de sa peau, tout.. disparait, le manque, l'absence reviennent plus présents, le silence plus assourdissant, la vie plus morne.. Le souvenir et les sens se brouillent en quelques secondes, la sensation de bonheur perdu reste, je me souviens en quelques secondes que mon coeur est brisé. 

Chaque soir, je mets  un temps fou à aller me coucher, je repousse le moment où je dois me  résoudre à m'endormir, seule. A me demander s'il a pensé à moi au moins une fois aujourd'hui, s'il lui arrive encore de penser à moi, à notre histoire, à revenir. 

Je me lève et me couche triste.

Personne ne me laisse en parler. Je n'ai plus le droit, je suis supposée être passée à autre chose. 

Et j'ai envie d'hurler. Toute la journée. Calme toi..  Il faut que je me calme. C'est ce que je me dis tous les jours à longueur de journée. Que je redevienne moi même. J'arriverai à redevenir moi même. 
Si j'étais une strophe.. ?

"Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."

Ne résonnent plus que le vide, les échos lointains de nos rires, la sensation que mon coeur est devenu tout petit, il est devenu fragile mon coeur, affaibli, apeuré, silencieux, comme un géant endormi, comme un héros qui aurait perdu sa gloire passée, figé dans la pierre, la Méduse rencontrée, l'humilité, la conscience de n'être qu'un humain rappelées. 

Parce que ça donnait des ailes. On s'approchait du soleil, on touchait l'absolu.. 
Tout s'arrête, on quitte le séjour des dieux,et on retrouve le commun des mortels, le métro,les expos, Uber, dodo..  

Sans toi, sans moi. Sans notre secret à partager, sans ce parfum de musc poivré.. 
Et mon coeur n'a aucune pitié, il me rappelle tous les jours mon paradis perdu.


dimanche 19 juillet 2015

La vérité vous rendra libre


Alors dans le genre oversharing, je sais pas si on peut faire mieux que moi, je sais, j'suis émotionally slutty  mais bon, ce blog c'est ma thérapie, c'est mon royaume, je fais ce que je veux!

ALORS: Comment se remettre d'une rupture alors qu'on n'était techniquement pas ensemble? Comment guérir de quelque chose qui n'a pas vraiment existé?

C'est allongée sur mon lit, me retrouvant là comme une idiote devant mon ordinateur et surtout en ayant marre me sentir idiote que j'écris ces lignes.
Dès le début, je savais que je ne devais pas écrire à propos de lui parce qu'écrire revient pour moi à rendre les choses réelles et je voulais me convaincre que j'étais une grande fille qui maitrisait très bien la situation et qui n'allait pas s'attacher à ce mec qui est déjà un peu trop génial pour le seul usage que je voulais faire de lui au départ. Passion utilitariste.
 Sauf que j'ai commencé à penser à lui avec mes émotions, du coup j'ai saboté le truc, j'ai provoqué des disputes bêtes parce que je savais comment ça allait finir: moi qui espère qu'il y ait une chance minime de l'avoir fait tomber amoureux à coup de parties de jambes en l'air mémorables, et lui qui  en fait a su très bien faire la part des choses et ne pense à moi avec aucune autre émotion que celle de l'excitation de recevoir un de mes textos prometteur d'une nuit de luxure.
On se disputait, enfin.. Je me disputais toute seule, bien consciente de ne pas arriver à faire bonne figure et paraître aussi émotionnellement indisponible que lui et un an plus tard, j'ai l'impression qu'il s'est un peu ouvert, que je l'ai assez travaillé au corps mais non, il me montre toujours que je me fais des films.
Mais c'est la dernière fois.
Quelqu'un a un jour dit que lorsque les gens vous montre qui ils sont, croyez-les. J'ai voulu m'acharner à penser qu'on avait quelque chose, autre chose que cette harmonie physique incroyable qui nous avait rendu littéralement accro l'un à l'autre, et aujourd'hui me voilà à me sentir comme une idiote. Je me sens bête parce que finalement, ma douleur aussi présente, aussi existante soit-elle n'est pas à la hauteur de ce que je croyais éprouver pour lui.
Je n'ai pas si mal. Ou bien je me tiens assez occupée pour ne pas me sentir mal et ne pas penser à lui. Enfin sauf la première semaine.. C'est comme la clope en fait.. Saletés d'addictions.
Ce n'était que du sexe. Je n'ai rien perdu. Juste de l'estime de moi peut-être. Je n'en suis même pas si sûre. J'aime ma sexualité, j'aime la jeune femme que je deviens, j'aime ma façon d'aimer.
J'ai juste fait l'erreur de vouloir absolument partager tout ça avec lui quand lui ne le voulait pas.
Je ne l'ai pas écouté quand il me disait qui il était et visiblement je n'ai pas voulu m'écouter non plus.
Il a fallu que je le rencontre pour saisir le sens de l'expression "se protéger".  Il ne m'a offert que son corps quand moi j'étais définitivement prête à tout partager et c'est là où je me sens bête: comment ai-je pu être prête à donner autant quand il ne donnait que si peu..? J'avais arrêté d'écrire à cause de ce grand bordel d'émotions que j'avais crée et que je n'arrivais pas à gérer, et je me rends compte que je n'écrivais pas ce que je n'arrivais pas à m'avouer et à lui dire.
Quoiqu'il en soit, si aujourd'hui j'écris à propos de lui, c'est pour partager cette leçon: vous êtes un(e) amoureux (se) assumez-le, ne jouez pas le jeu de la 'chill girl' (il faut bien le dire, la plupart du temps c'est nous les femmes qui entrons dans ce personnage), celle qui n'est dérangée par rien et que rien ne blesse. Quelqu'un vous montre qui il est, montrez-lui qui vous êtes, ce que vous acceptez et ce que vous n'acceptez pas et auquel cas, sachez passer votre chemin avant de finir blessée.

lundi 23 janvier 2012

Momone, Babeth et moi.

Les lectures du Deuxième Sexe et Le Conflit, La Femme et La Mère sont en train, je le sens, de devenir des lectures déterminantes dans mon "auto-réalisation". Quand je lis leurs lignes, tout ce que je fais c'est hocher de la tête et penser ou m'écrier 
'Aaah. J'suis trop d'accord !'
Ce sur quoi je dois approfondir ma réflexion est comme vous l'aurez sûrement deviné mon rapport à la maternité. Il est clair que je ne veux pas de petits gremlins avant au moins 28ans, mais maintenant avec tout ce que je lis, je me demande si j'en veux tout court en fait.. Tout ce que j'ai lu jusqu'à maintenant me dit que oui, la maternité est un choix qui me revient et que je peux maîtriser, mais si je décide de le prendre, certes,je vivrai le bonheur d'être une épouse et une mère comblée (quoique pas obligé d'être les deux à la fois) mais,mais,mais je peux aussi perdre énormément : "injustice ménagère" c'est-à-dire que l'inégalité dans le couple est creusée, moins ou même plus du tout de temps pour moi c'est-à-dire m'épanouir, m'épanouir professionnellement dans un job qui me plait, ou juste de réfléchir des heures et des heures, faire des voyages géniaux, rencontrer des gens différents de passer des heures à lire assise au bord de l'eau, le reflux de la mer venant caresser mes pieds.. J'aime bien être toute seule moi.. Je ne vois pas pourquoi on taxerait les gens qui ne veulent pas faire d'enfants d’égoïstes qui ne sont motivés que par l'ambition professionnelle, d'individualistes , de sans coeur quand ils ne disent pas dès qu'ils voient un bébé "Oh ce qu'il est mignon, j'en veux un!", non ces gens ne considèrent pas la vie comme une maladie sexuellement transmissible, ils sont des êtres humains avec des désirs différents. Ces enfants ne sont même pas nés, ils sont encore au stade d'hypothèses et ils provoquent déjà du souci..
 Les enfants sont  excusez-moi du terme,un moyen, de prolonger sa vie dans le sens où on veut que les enfants aient ce qu'on a pas eu, qu'ils fassent mieux que les parents, c'est un moyen de perpétuer la race humaine,des traditions, un patronyme, blablabla toutes ces raisons sont nobles en apparence, mais à moi elles me paraissent égoïstes. Chaque vie est le commencement d'une nouvelle histoire, et non la suite ou la correction d'une histoire écrite précédemment.Et surtout chaque histoire a une fin, si la race humaine doit s'éteindre parce-que plus personne ne fait d'enfant, où est le problème puisqu'on sera tous morts et qu'on en aura plus rien à faire. Je sais pas, tiens, c'est comme quand on lit Harry Potter, il y a une fin et ce qui est triste c'est pas de savoir qu'il a eu des enfants, qu'il est heureux, et que Voldemort est mort autrement dit, ce qui est triste c'est pas la fin de l'histoire. Ce qui est triste c'est de savoir qu'on est devenu trop grand,qu'on ne va plus ressentir ce qu'on a ressenti lors des premières lectures, mais on est heureux du souvenir qu'on en a et du coup on prête les bouquins à son petit frère,en espérant que le peu de sensibilité qu'on croit qu'il a n'est pas uniquement consacré au foot.

Les enfants peuvent aussi être la cristallisation de l'amour entre deux personnes, oui on sait, mais même si les enfants sont accomplis et bien élevés quand on approche de la mort, je ne vois pas en quoi en avoir fait serait le bonheur absolu et le but incontesté de toute vie humaine et particulièrement de la vie des femmes, tout le monde peut en faire des enfants! Donc avec tout ça franchement, il y a un meilleur moyen de cristalliser son amour : la mémoireEt qu'on ne me dise pas que faire des enfants est aussi un moyen de conserver la mémoire de l'être aimé, parce-que ça c'est de l’égoïsme aussi. Allez, vivez, soyez heureux et faites-vous de beaux souvenirs. Tenez, prenons l'exemple d'une mère célibataire, qui a élevé ses quatre enfants toute seule, une fois grands, ils quittent le foyer les uns après les autres, prêts à conquérir le monde, et la mère arrivant bientôt à l'âge de cinquante ans, lassée de ces années de solitude, se dit qu'elle peut peut-être maintenant penser à elle, trouver quelqu'un avec qui finir ses jours, l’accomplissement de la vie ne se fait pas dans la maternité,mais dans le bonheur d'avoir trouvé l'amour, le vrai (ouuuh j'deviens d'une mièvrerie là, mais bon c'est ça en même temps hein..) 
Les souvenirs c'est tout ce qu'il nous reste à tous  à la fin, si certains sentent qu'ils seront heureux en ayant une belle petite famille très bien, on peut comprendre, mais qu'on ne taxe pas ceux qui voient le bonheur ailleurs que dans la forme institutionnelle qu'est la famille, d’égoïstes et d'individualistes parce qu'en fait, on l'est tous dès le moment où on cherche à accomplir nos désirs. 

Bref, les enfants c'est pas mon truc.


lundi 14 novembre 2011

Are we romantically challenged or are we sluts?

La question doit se poser! Ce soir,après une bonne journée de cours, je fais mes ptites courses et en rentrant, je croise un garçon que je connais. Plutôt mignon, plutôt sympa, il enchaîne les blagues pour me faire rire, et je ris en plus mais je vois tellement où il veut en venir que j'écourte vite. Au début, j'ai trouvé ça barbant, ensuite ça m'a énervée ( pas au point de l'envoyer bouler hein énervée parce- j'avais envie de faire pipi) ensuite j'y étais juste insensible. J'ai l'impression d'être en perpétuelle phase de post-rupture ou autrement dit d'être devenue une amazone à plein temps. Ils m'horripilent tous autant qu'ils sont en ce moment, et rien à voir avec le mal de ventre du mois qui fait détester tout le monde. C'est vraiment TOUT LE TEMPS, ET TOUS. Mais j'suis toujours pas lesbienne pour autant,et ça risque pas parce-qu'un homme voyons, c'est un homme après tout... Ah. Vous voyez quand je vous disais que j'étais devenue une amazone, je leur trouve désormais la seule et même utilité  que ces illustres femmes.C'est comme si j'étais atteinte d'une asymbolie du coeur :
    
 "j'ai arrêté toutes les drogues dures, je ne vois pas pourquoi l'amour aurait bénéficié d'une exception." 
 "Recette pour aller mieux.Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible.Rien n'est grave."


J'ai lu ça et j'ai été d'accord. C'est triste à mon âge non? C'est triste de ne rien trouver d'intéressant aux jeunes hommes de mon âge, et de refuser l'idée même d'envisager quoi que ce soit avec eux. Nan mais c'est vrai, ils ne sont pas intéressants. Bon on va se dire les choses: après le bac et même pour certaines d'entre nous, avant, on commence à sortir , on rencontre parfois des hommes, parfois plus âgés (pas de 50ans non plus hein!) et bon, ok au début on a besoin de se rassurer sur le potentiel du nouveau corps à peu près fini avec lequel on se promène, mais étant dans une logique de séduction, on cherche aussi à  plaire à l'autre et si on est un peu douée pour l'art de la conversation, qu'on arrive vite à cerner les gens grâce à une certaine maturité tout cela saupoudré d'un sens de l'observation aigu, le beau trentenaire au poil grisonnant succombe en général assez vite. (Oui les p'tits reflets gris font leur effet) 


Tout est différent avec 'les plus vieux', mais différent en mieux.


MAIS,mais, oui mais, il faut pas rêver : avec 'un plus vieux', y a pas d'avenir.
Et si toi jeune fille insouciante, tu crois que parce-qu'il s'éclate au lit avec toi et qu'il rit à tes blagues et que vous êtes "trop sur la même longueur d'onde, ah ouais je t'assure!", il va envisager la plausibilité que tu puisses peut-être éventuellement être un jour la mère de ses enfants, et bien laisse moi te dire un truc: tu rêves ma fille.
Les garçons de nos âges sont pas terribles, mais 'les plus vieux' sont mieux et il faut qu'ils le restent, alors hors de question que leur espèce soit en voie de disparition juste parce-qu'on en tombe amoureuse.









Les 'plus vieux' pas très cool  de les appeler comme ça dis donc..




vendredi 11 novembre 2011

Simone tu fais chier quand même.

Je profite de ce week end de trois jours pour reposter un peu, après ces 35 heures d'épreuves on s'attendrait à ce que je ne veuille plus approcher un livre pendant au moins deux jours, mais il y en a un qui m'appelle, qui veut me charmer par l'indéniable connaissance qu'il pourrait m'apporter mais j'ai peur de changer d'avis, d'apprendre des choses qui vont me changer, changer tout ce que je pense alors que..bah en fait j'me trouve pas mal moi pour le moment. 
Ok c'est toujours bon d'apprendre de nouvelles choses, mais est-ce que vous avez déjà remarqué ou réfléchi au fait que lorsqu'on s'apprête à commencer un livre, on se dit des trucs genre :"Il a intérêt à être bien vu le nombre de pages", mais moi depuis que j'ai lu les Illusions Perdues, à chaque livre que je commence je me dis "ce livre va peut-être changer quelque chose en moi, il va peut-être me faire aimer ou détester quelque chose que jusqu'à maintenant je ne considérais même pas comme digne d'intérêt ou au contraire que j'appréciais plus ou moins".
Est-ce que vous vous rendez compte du pouvoir qu'un livre peut avoir sur nous, nos vies et nos personnalité? Mais le plus étonnant c'est que ce pouvoir on le leur donne non seulement en voulant lire ce livre, mais en lisant jusqu'au bout. C'est Le Deuxième Sexe qui m'appelle en ce moment. Avec tout ce qu'on peut imaginer qu'il est dit dans ce livre, j'ai raison d'avoir peur, dans le pire des cas,je pourrais devenir féministe (et donc arrêter de m'épiler, gros stéréotype je sais), mais voilà! Le simple fait que j'écrive cette possible énormité prouve que j'ai peut-être besoin de lire ce livre. Mais je pourrais aussi me contenter de me suffire de ce que le prof me dit du livre en cours, mais du coup ma réflexion ne serait pas vraiment la mienne, et vous savez combien, je déteste être influencée..


Bon j'vais le lire. Mais il est hors de question que je renonce à avoir la peau douce.

lundi 26 septembre 2011

Love and how to love.

Ai beaucoup tergiversé depuis quelques jour et j'en suis arrivée à la conclusion qu'être en couple, là,au jour d'aujourd'hui, maintenant, je ne peux pas le faire. C'est pas que je ne peux pas parce-que j'en ai pas le temps ou pas l'envie, même si ce sont des motifs qui entrent en compte, entendons-nous bien, je ne peux pas parce-que là actuellement la personne que je suis ne peut pas être en couple: je ne suis pas équipée pour ça à l'heure actuelle. J'sais pas trop, on s'entend souvent dire 'mais que connais-tu vraiment de l'amour, tu es jeune, t'as encore rien vécu'. On prend souvent ça au premier degré et donc pour bien prouver qu'ils ont tort on tape du pied,et on ajoute 'bah non, d'abord c'est pas vrai,t'as aucune idée de qui je suis et de ce qu'est ma vie!' (et on croise les bras, ou on part se réfugier dans notre chambre en prenant bien soin de signaler que la conversation s'arrêtait là, en claquant la porte)
Mais savons-nous vraiment qui nous sommes et ce qu'est notre vie...? Bien sûr qu'on a vécu des choses, mais ne nous voilons pas la face, certes les sentiments étaient forts mais ce n'était pas de l'amour, on était amoureux de l'amour, on aimait la sensation de se savoir amoureux, si bien que je suis sûre que si vous y réfléchissez bien, il y a des personnes que vous n'aimiez pas en fait, vous avez même disproportionné vos sentiments.Ah. Et ouais.
Aujourd'hui, je ne veux pas minimiser ces choses, je veux plutôt dire qu'elles ont été comme des brouillons, c'était le petit entrainement test avant d'être prêt à passer aux choses sérieuses. Alors oui, je pense que jusque là on ne sait pas ce qu'est l'amour. On se rafistole et se prépare à reprendre le combat après chaque rupture, pourquoi? Parce que l'amour, c'était pas avec lui, c'était pas lui. On se rafistole et on se prépare pour les choses sérieuses, pour ne plus recommencer les mêmes erreurs, parce-que si la prochaine fois c'est lui... On a pas intérêt à se foirer.
C'est fou comme dès que les caractères sexuels apparaissent, notre vie ne tourne plus qu'autour de la recherche de cette partie dont Zeus nous aurait séparée, bien sûr les études, la passion pour un sport, pour un art ou que sais-je encore nous tiennent aussi à coeur, mais cette peur d'être seule pour toujours est toujours là, on se promène avec.  comme disait l'autre : "tous nos actes ne tendent qu'à fuir la solitude". Et bien, navrée mais moi, aujourd'hui, je ne veux pas que cette recherche de l'amour rythme ma vie, et contrairement à ce que l'on pourrait automatiquement penser, je ne veux pas me concentrer uniquement sur mon avenir professionnel parce-que ma soif de réussir pallierait un éventuel manque d'amour venant d'un homme qui m'aurait passé la bague au doigt et qui m'attendrait le soir dans notre appartement de jeune couple de cadres dynamiques envisageant d'avoir un enfant après avoir profité de ces années dont on doit profiter tant qu'on est encore qu'à deux. Quoique la soif de réussir pourrait aussi pallier un éventuel manque d'activité sexuelle. (Dieu m'en préserve! )
Je ne veux pas rien, mais je ne veux pas tout non plus. Il faut prendre ce dont on a envie et besoin et pour l'instant je n'ai pas besoin d'avoir envie de choses dont je n'ai pas besoin et dont je n'ai pas envie. C'est certainement stéréotypé de dire que de toutes façons, la plupart des choses dont on a envie est influencée par la société, donc je ne le dirai pas. J'ai 19ans, et tout ce que je veux aujourd'hui, c'est apprendre le plus de choses possibles afin de développer mon esprit critique et ma réflexion sur les choses,finir mes études aussi bien que je le pourrais et tout faire pour arriver à être journaliste. Je pense que c'est un énorme service que je me rend en "ne voulant que ça" aujourd'hui, vouloir être ce que je suis alors que je n'en ai qu'une mince idée, c'est énorme ! Quel besoin de s'encombrer avec un garçon et tout ce que ça peut impliquer maintenant? Pffff.


mardi 13 septembre 2011

Fausses impressions.

Vous vous souvenez de quand je vous ai dit que lorsqu'on vivait seule, on en apprenait beaucoup sur soi? Et bah figurez-vous que je viens de me décevoir,sentiment que je déteste ressentir, je suis une procrastinatrice patentée, je mets bien trop de temps a me mettre au boulot et après je m'étonne quand je pousse l'accélérateur pour apprendre une leçon au dernier moment.
J'ai l'impression que je me suis fait faux bon, je ne suis plus mes propres conseils!
Ce coup de gueule contre moi même, me donne la pêche, je déteste vraiment me décevoir, et être dépassée par les choses. C'est clair qu'il y a vraiment plus d'attentes, d'enjeux et donc de pression que toutes les autres années, et qu'il est peut-être normal d'être un peu dépassée mais je n'ai pas envie de me trouver d'excuses, j'ai envie d'être ce genre d'élèves qui no matter what font toujours ce qu'on leur a demandé et qui même si eux aussi ont la flemme de s'y mettre, s'y mettent quand même parce-que de toute façon,c'est dans leur intérêt.
En fait, c'est ça: quand on a la flemme, on oublie que ça va être hard pour s'y mettre après, on oublie que c'est notre intérêt qu'on "sacrifie",on devient insensé.
Bon ce petit traité de la paresse chez la khagneuse en introspection s'achève ici,je ferai mieux de solutionner le problème plutôt que de m'attarder davantage.
J'espère que ça va mieux de votre côté.

vendredi 26 août 2011

All you need is L.O.V.E

Le Dragibus Noir a lutté, a résisté, à repoussé comme elle a pu les attaques de l'adversaire, mais Le Dragibus Noir a succombé et s'est laissée happer, envoûter, embrigader, endoctrinner.. par les charmes de l'amour. Le Dragibus Noir est amoureuse. Le Dragibus Noir est dans la me***e. 
Etre amoureux c'est donner du pouvoir, de l'influence sur soi à quelqu'un d'autre.


"There is no such thing as a good influence, Mr. Gray. All influence is immoral -- immoral from the scientific point of view."

"Why?"

"Because to influence a person is to give him one's own soul. He does not think his natural thoughts, or burn with his natural passions. His virtues are not real to him. His sins, if there are such things as sins, are borrowed. He becomes an echo of some one else's music, an actor of a part that has not been written for him. The aim of life is self-development. To realize one's nature perfectly -- that is what each of us is here for. People are afraid of themselves, nowadays. They have forgotten the highest of all duties, the duty that one owes to one's self. 
The Portrait of Dorian Gray, Oscar Wilde

Bon nous verrons bien de toute façon.. 

mardi 12 juillet 2011

Light me up a cigarette, you're the only one that wants me to die and I can think a thousand reasons why

Je viens juste de finir pour la quatrième fois Wuthering Heights (Les Hauts de Hurlevent) avec en fond sonore 'I'm not yours' de Angus & Julia Stone, alors que j'ai le livre d'histoire de Jorland à finir, mais bon entre amours contrariés et l'epistemé lavoisienne : y a pas photo hein..


"Mes grandes souffrances dans ce monde ont été les souffrances d'Heathcliff, je les ai toutes guettées et ressenties dès leur origine. Ma grande raison de vivre c'est lui. Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d'exister; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l'univers me deviendrait complètement étranger, je n'aurais plus l'air d'en faire partie.[...] Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessaire. Je suis Heathcliff ! Il est toujours dans mon esprit; non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être.
Ainsi ne parlez plus de notre séparation, elle est impossible.."

C'est le romantisme à l'état pur, la quintessence même de l'amour, blablabla.. Qu'est ce que c'est cucu ! Mais je n'y peux rien, j'adore quand même, j'envie Catherine et Heathcliff, leur amour est sublime, ne pas imaginer le monde sans sa mère et/ou  sans son père ça va de soi, mais trouver cette personne dont Platon parle.. En fait je n'aurais jamais dû lire Le Banquet , depuis je suis d'une mièvrerie.. Beurk.

 Il n'est pas licite à tout homme de rencontrer sans recherches, l'âme qui peut suivre avec lui la courbe d'un semblable destin.


"Sans recherches" WTF !! Que tu dis Platon, que tu dis! Il est marrant lui, à son époque, y avait rien à faire puisque les parents arrangeaient les mariages, et de toutes façons les femmes étaient tellement absentes dans la société que la bisexualité était normale, donc deux fois plus de chances d'être satisfait et  deux fois moins de chances d'être seul..(Et  j'oublie que là on parle de la situation des hommes seulement vu que les femmes étaient cloîtrées. )
Platon doit se fendre la poire, se tenir les côtes et taper du poing par terre en voyant L'Amour est dans le Pré, Qui veut épouser mon fils,Meetic et tous les autres trucs du genre, ou bien il doit juste nous plaindre.

Je ne saurais dire quelle époque est la meilleure, ce qui est sûr c'est que  du Vè siècle avant J.-C. à aujourd'hui, l'être humain est toujours en quête de l'âme soeur.

Olala que de mièvrerie.. Bon j'ai fini de faire ma Carrie Bradshaw, clope-au-bec-en-tapant  oblige, je suis vraiment dans le rôle.


Soyons positifs !

Chose que vous ne savez peut-être pas parce que ce n'est pas quelque chose que je mets en avant en permanence que ce soit sur mes résea...